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Assurance auto : pourquoi la profession exercée fait-elle varier les prix ?

information fournie par Boursorama avec LabSense 28/07/2018 à 08:30

En matière d'assurance auto, le mode de calcul de la prime prend en compte un ensemble d'éléments variés qui portent tant sur le véhicule que sur le profil du conducteur. Parmi ces différents critères, la profession exercée par le conducteur joue un rôle incontestable. Des écarts de prix souvent importants existent. Pourquoi ?

Assurance auto : pourquoi la profession exercée fait-elle varier les prix ? / iStock.com - dima_sidelnikov

Assurance auto : pourquoi la profession exercée fait-elle varier les prix ? / iStock.com - dima_sidelnikov

Pourquoi la profession du conducteur influe-t-elle sur la prime d'assurance ?

Les commerciaux, infirmières libérales ou encore les médecins effectuant des visites à domicile par exemple sont autant de professionnels appelés à utiliser leur véhicule de manière très répétée et parfois même dans l'urgence. Cet usage récurrent et systématique d'un véhicule dans des conditions pouvant présenter des risques est un élément pris en compte par les compagnies d'assurance pour déterminer le montant des primes. C'est pour cette raison que l'assureur demande au conducteur d'indiquer sa profession lors de la formulation du devis. La compagnie d'assurance a en effet besoin d'évaluer le niveau de risque éventuel qu'encourt chaque client. Et la profession exercée compte parmi les éléments qui pèsent dans la balance. Une personne travaillant à domicile ne s'expose évidemment pas au même niveau de risque potentiel qu'un commercial devant couvrir de longues distances chaque jour pour effectuer ses tâches professionnelles. Même son de cloche pour un employé de bureau qui utilisera sa voiture uniquement pour réaliser les trajets domicile-entreprise. Son niveau de fatigue au volant sera moindre que celui d'une personne passant plusieurs heures par jour sur la route pour visiter des clients par exemple.

Bien informer l'assureur de l'usage fait du véhicule

Aussi, un conducteur qui compte utiliser sa voiture personnelle pour des déplacements professionnels réguliers, à titre habituel, doit obligatoirement en avertir son assureur. Faute de quoi, en cas de sinistre, l'assureur est en droit de réduire le montant de l'indemnisation voire même de ne pas du tout couvrir l'incident si le conducteur ne l'a pas préalablement informé de cet usage. Tandis qu'en l'informant clairement, un avenant au contrat détaillera les garanties prises en compte avec certes un montant plus élevé de la prime. Toutefois, lorsqu'un salarié utilise sa voiture personnelle à titre occasionnel cette fois, c'est à l'employeur de souscrire un "contrat mission" prévu pour couvrir le salarié en cas d'accident de la route. En cas de changement de profession ou de poste, le conducteur devra immédiatement en informer la compagnie d'assurance. Car en examinant à nouveau en détail la situation professionnelle de l'assuré, la compagnie d'assurance peut revoir le montant de la prime à la baisse. Si tel n'est pas le cas, ce qui compte avant toute chose est d'être correctement couvert. Et pour cela, bien stipuler sa profession est indispensable. Il existe par ailleurs un distinguo entre un usage strictement professionnel de son véhicule personnel et un trajet domicile-travail. Ce dernier n'est pas légalement assimilé à un déplacement professionnel et les dommages corporels pouvant advenir dans ces conditions sont pris en charge par l'Assurance maladie sous le terme accident de trajet. Quant aux dommages subis par le véhicule, ils sont pris en charge par le contrat d'assurance auto.

2 commentaires

  • 28 juillet 09:56

    Pour moi il y a au moins une chose illégale, le masculin paie plus, parce qu'il a, aurait, plus d'accidents graves, mais, cela fait doublon avec le bonus/malus, je n'ai eu qu'un sinistre depuis 1986, et que de la tole froissée. Les assureurs ne doutent de rien, puisque personne ne les attaque. Cette discrimination, à priori, est illégale, double peine.


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